Si vous avez lu notre dernier article sur les motivations à cuisiner maison, vous devriez être gonflé·e à bloc, à courir partout dans votre cuisine en criant “IL EST OÙ MON ÉPLUCHEUR ?”. Et puis… patatras. Une petite voix insidieuse vous souffle que vous n’y arriverez pas, que c’est trop compliqué, que vous n’avez pas le temps. Bref, vous abandonnez l’idée avant même d’avoir commencé.

C’est normal. Changer ses habitudes demande d’identifier et de désamorcer les freins qui nous bloquent. Parce que tant qu’on ne les regarde pas en face, ces obstacles restent insurmontables. Mais une fois qu’on les nomme, qu’on les analyse et qu’on trouve des solutions concrètes, tout devient plus simple.

Alors, prêt·e à transformer vos freins en tremplins pour voir votre cuisine en rose ? C’est parti ! 💕

👩‍⚕️ Note importante :

Cet article a été rédigé par Magali Jacquet, fondatrice d’Appetia et ingénieure agronome spécialisée en nutrition, et relu, corrigé et validé par Claire Marzin, diététicienne.

En cas de doute sur vos choix alimentaires, de grossesse, d’allaitement, de pathologie chronique (diabète, maladies cardiovasculaires, troubles digestifs, allergies, intolérances alimentaires, troubles du comportement alimentaire, etc.), de prise de médicaments, de besoins spécifiques ou si vous suivez un régime spécifique, consultez votre professionnel·le de santé (médecin généraliste ou spécialiste, diététicien·ne, sage-femme, nutritionniste, etc.).

"Je n'ai jamais d'idées de recettes pour me renouveler."

Alors la, je vous comprends ! Trouver des idées pour chaque repas est l’une des charges mentales les plus lourdes de la cuisine maison. Parfois, ce n’est même pas la préparation en elle-même qui pose problème, c’est cette question lancinante : « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? »

Vous n’êtes pas seul·e dans ce cas. On est tous concernés. Nos quotidiens sont denses, nos cerveaux saturés d’informations, de décisions à prendre, et trouver des idées recettes demande un vrai effort intellectuel.

D’ailleurs, une étude menée auprès de plus de 40 000 adultes français dans la cohorte NutriNet-Santé montre que la planification des repas est l’une des tâches domestiques perçues comme les plus énergivores mentalement. Elle demande d’anticiper, d’organiser et de prendre de nombreuses décisions en amont. Autrement dit, ce n’est pas tant la cuisine en elle-même qui pose problème, mais tout ce qu’il faut penser avant : quoi manger, quand, avec quels ingrédients et dans quel ordre.

Alors, comment s’en sortir ? Parmi toutes ces propositions, sentez-vous libre de choisir ce qui vous parle le plus. Testez, expérimentez et observez comment cela fonctionne pour vous.

  • S’appuyer sur des outils pratiques et inspirants. C’est justement pour ça qu’on a créé l’application Appetia : pour vous proposer des recettes sur-mesure adaptées à vos contraintes et vos envies. Je suis la première à m’en servir au quotidien ! 😊
  • Plus on cuisine, plus on trouve des idées. C’est un cercle vertueux : au fil du temps, vous développez votre créativité culinaire, vous savez mieux agencer les ingrédients de votre frigo, et vous remplissez plus rapidement votre liste de courses.
  • Planifier ses repas à l’avance. Consacrer un moment dans la semaine pour réfléchir à vos menus permet de concentrer toute la charge mentale en un seul créneau. Résultat : vous avez une meilleure visibilité sur ce que vous allez manger.  Les idées viennent plus facilement.

"Je n'aime pas cuisiner."

Si vous prononcez cette phrase, prenez un instant pour creuser. Parce qu’en réalité, derrière le mot « cuisiner » se trouve plein d’action et c’est finalement rarement l’acte de cuisiner en lui même qui est réellement problématique. Ce qui est désagréable, c’est souvent tout ce qui gravite autour : la corvée de vaisselle, le stress du « quoi manger ce soir ? », le manque de temps ou d’organisation, ou même un espace de cuisine peu pratique et mal équipé.

Tentez une petite introspection. Passez en revue chacune des étapes liées au repas et essayez d’identifier le moment qui est réellement désagréable pour vous. Cela pourrait être :

  • élaborer la liste de courses ;
  • le trajet pour les courses ;
  • faire les courses ;
  • ranger les courses ;
  • la préparation et la cuisson des aliments ;
  • mettre et débarrasser la table ;
  • la dégustation du repas ;
  • la réaction des proches sur le repas ;
  • faire la vaisselle et remettre la cuisine en ordre.

Passer de « je déteste cuisiner » à « je n’ai pas de place pour éplucher mes légumes » ou « je déteste faire la vaisselle » ouvre la voie à des solutions adaptées. Et comme souvent, trouver l’origine du problème, c’est déjà 50 % du travail ! Les petits conseils glissés dans cet article et dans les suivants pourront aussi vous aider à rendre ces moments moins pénibles… 😉

Exemple concret : vous n’aimez pas le moment de la découpe des légumes ? Peut-être que vous pourriez investir dans du matériel de qualité (investissement tellement rentable !). Un bon couteau bien aiguisé, un économe efficace… ça change complètement l’expérience. Éplucher une carotte avec un économe parfaitement affûté, personnellement, c’est un kiffe énorme. 🥕

"Manger équilibré, ce n’est pas bon."

Arrêtons-nous sur cette idée reçue tenace !  
 
Quand on parle de « recettes équilibrées », on parle de recettes dont les quantités sont adaptées à une consommation quotidienne, sans risquer d’exploser les compteurs de gras et de sucre, et avec des apports en nutriments adéquats. Et croyez-nous, des recettes de ce type gourmandes, délicieuses et attrayantes, il en existe des milliers ! Il suffit juste d’un peu de créativité et de connaissances des aliments. Allez faire un tour sur l’application Appetia, pour vous convaincre. 😊
 
Aussi, il est important de souligner que aucun plat n’est équilibré ou déséquilibré en soi. C’est l’enchaînement de plusieurs repas qui permet de juger de l’équilibre global de votre alimentation. Donc manger un brownie, c’est manger équilibré (en revanche, en manger 5 dans la semaine, non). Et un brownie, il n’y a pas de débat c’est bon. (Sauf si vous faites partie des ovnis 🛸 qui n’aiment pas le chocolat, mais on vous aime quand même.) 🍫
 
L’ANSES (2019) rappelle d’ailleurs que plaisir et équilibre ne sont pas incompatibles : la satisfaction gustative favorise la stabilité des habitudes alimentaires. Se faire plaisir en mangeant équilibré, c’est primordial pour avoir un comportement alimentaire sain toute sa vie !

"Cuisiner maison, ça demande trop d'organisation."

Soyons honnêtes : oui, cuisiner au quotidien de vrais plats faits maison demande une certaine organisation. Et mettre en place cette organisation, comme tout changement dans votre vie, c’est énergivore au début. Mais ça en vaut vraiment la peine.

Les études le prouvent : il faut environ 2 mois avant qu’une habitude prenne toute sa place dans notre vie et ne demande plus d’effort mental ou de motivation particulière. Avec quelques petites astuces bien senties (qu’on va vous glisser dans nos prochains articles), ça sera encore plus rapide !

Imaginez un peu : cuisiner au quotidien des vrais plats maison demandant autant d’effort que de se brosser les dents. C’est le rêve, non ? Et bien c’est possible ! 🪥

D’ailleurs, ce stress quotidien n’est pas qu’une impression. Une étude menée dans la cohorte française NutriNet‑Santémontre que planifier ses repas à l’avance est associé à de meilleures habitudes alimentaires et à une organisation plus sereine du quotidien. Autrement dit, tout ce stress que l’on ressent à 17 h 30 en se demandant “On mange quoi ce soir ?” disparaît en grande partie lorsqu’on a anticipé ses repas : moins de décisions à prendre, moins de pression et une routine plus fluide pour toute la famille.

"Je n'ai pas le temps de cuisiner."

Cuisiner des plats faits maison demande effectivement un peu plus de temps que de réchauffer des plats tout faits ou faire de l’assemblage. Mais la différence n’est pas si significative qu’on le pense. ⏱️

Souvent, quand on dit qu’on manque de temps, on parle en réalité de la lourdeur de la charge mentale que peut représenter le fait de choisir les idées de repas. Sauf qu’avec une bonne organisation, cette charge mentale est considérablement réduite (cf ce qu’on a démontré avant). Et avec des petites astuces bien pensées, on peut même gagner du temps par rapport à avant.

Exemple concret : cuire vos légumes le matin pendant que vous prenez votre petit-déjeuner, pour n’avoir qu’à les réchauffer et à les assembler le soir. Ou préparer une plus grande quantité le week-end et répartir les portions pour la semaine. Ces stratégies de batch-cooking léger vous feront gagner un temps précieux en semaine. 🥦

"Je ne sais jamais quelles quantités préparer."

Dans un monde idéal, notre corps serait parfaitement capable de se réguler et de manger la bonne quantité de calories. En étant connecté à nos sensations, nous arriverions à bien calibrer nos portions.

Sauf que nous vivons dans un monde où nous subissons le marketing agressif, les stimulations en tout genre et les conséquences du fameux « finis ton assiette à tout prix » qui nous ont petit à petit déconnectés de nos sensations de faim et de satiété. 🍽️

Il est donc intéressant de faire un double travail en parallèle.

  1. Faire un point sur les portions adaptées à votre profil. Dans l’application Appetia, vous trouverez des portions correspondant à un adulte de corpulence moyenne et d’activité moyenne. Vous pouvez déjà vous servir de cette base pour ajuster en fonction de votre profil.
  2. Réapprendre à vous connecter à votre corps grâce à des exercices d’éducation sensorielle (dégustation en pleine conscience en prenant le temps d’identifier les arômes, les textures, les goûts, les couleurs et même les sons !).
 
Si c’est trop difficile ou que vous souhaitez être rassuré·e, faire un point avec un·e diététicien·ne est un très bon réflexe !

"J'ai peur de rater."

Que l’on soit bien clair : la peur de rater est une plaie au quotidien et nous empêche de faire tellement de choses ! Les sciences cognitives ont justement montré que pour apprendre vraiment, il ne suffit pas d’écouter ou de lire : il faut agir, échouer, recevoir des retours et ajuster. En d’autres termes, c’est en testant et en corrigeant nos erreurs que notre cerveau consolide une compétence. C’est ce que soulignent les recherches sur les fondements cognitifs de l’apprentissage actif et de la correction des erreurs. Il n’y a donc pas de solution miracle : pour réussir un jour, il faut s’exercer, et plus on s’exerce plus on y arrive ! C’est en cuisinant qu’on apprend à cuisiner… 😉

La clé pour ne plus laisser cette peur du plat raté nous freiner ? Voir chaque recette cuisinée, chaque essai plus ou moins réussi comme une expérience d’apprentissage. 

Sachez également qu’en cuisine, il est assez difficile de vraiment rater un plat. D’autant plus si vous suivez une recette. C’est plutôt en pâtisserie que les choses se compliquent car les techniques sont très précises et nécessitent une concentration et des gestes techniques (par exemple faire des macarons). Mais sinon, la majorité des recettes du quotidien ne nécessitent pas d’avoir un talent particulier. Le point de vigilance essentiel est de ne pas cramer ce qu’on mange !  😅

Les premières fois, pour prendre confiance, testez des recettes déjà existantes (retrouvez plus de 1000 recettes faciles et délicieuses sur l’application Appetia !). Puis plus tard, amusez vous à créer vos propres recettes si cela vous plaît ! Tout le monde en est capable et cela n’est pas réservé aux chefs. En découvrant des techniques simples et des associations de goût, vous allez vite vous sentir l’âme d’un cordon-bleu ! 

Et si vous ou les membres de votre foyer aimez peu d’aliments ou de recettes ? Sachez que vos goûts dépendent uniquement de vos expériences passées. Si vous avez mangé certains plats dans de mauvaises conditions (par exemple, forcé à la cantine ou à la maison et grondé par vos parents, malade à cause d’un aliment) cela a un impact direct sur votre appréciation. Et à l’inverse, tout ce que vous avez mangé dans un environnement chaleureux (chapon, paella, crêpe, couscous, etc.) a de fortes chances d’être apprécié ! Vous voyez où je veux en venir ? Mangez avec douceur et curiosité, vous aurez toutes vos chances d’aimer vos plats (tant qu’ils ne sont pas cramés !). 🙂

Transformer vos freins en leviers d'action

Vous l’avez compris : chaque frein cache une solution. L’important, c’est de prendre le temps de les identifier précisément, sans jugement, et de tester des solutions adaptées à votre situation.

Personne ne vous demande de cuisiner 100 % de vos repas dès demain (ni jamais d’ailleurs, tout est une question d’équilibre !). L’objectif, c’est d’avancer progressivement, à votre rythme, en trouvant les stratégies qui fonctionnent pour vous.

Et rappelez-vous : les premiers temps sont les plus difficiles. Mais une fois que les automatismes sont en place et que votre organisation tourne… tout devient beaucoup plus fluide. 💛

Besoin d’un coup de main pour vous lancer ? Appetia est là pour vous simplifier la vie en cuisine, avec des recettes sur mesure, des menus planifiés, et plein d’astuces pour cuisiner maison sans prise de tête.

Alors, prêt·e à dépasser vos freins ? On est là pour vous accompagner. 😊

📷 Crédit photo : Le Studio du Lundi par Clémence Durollet

👩‍⚕️ L’accompagnement d’un·e professionnel·le peut tout changer.

Si vous rencontrez des difficultés importantes à cuisiner au quotidien, si vous souffrez d’une pathologie (diabète, maladies cardiovasculaires, troubles digestifs, etc.) ou si vous pensez avoir un trouble du comportement alimentaire, l’accompagnement d’un·e diététicien·ne peut vraiment faire la différence.

Véritable professionnel·le de santé reconnu·e, formé·e pendant deux années d’études, un·e diététicien·ne saura vous proposer un accompagnement personnalisé, adapté à votre situation, vos contraintes et vos objectifs. Travailler avec un·e expert·e peut vous aider à transformer durablement vos habitudes alimentaires.

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